Le PRP (plasma riche en plaquettes) est un traitement qui utilise votre propre sang : on le prélève, on le centrifuge pour concentrer les plaquettes, puis on réinjecte ce plasma dans la zone à traiter. Les facteurs de croissance libérés par les plaquettes stimulent la réparation des tissus. En médecine esthétique, il sert surtout à améliorer la qualité de la peau du visage et à freiner la chute de cheveux. Les résultats sont progressifs et varient d’une personne à l’autre.
À retenir
- Le PRP est autologue : il est préparé à partir de votre sang, ce qui limite le risque d’allergie ou de rejet.
- Une séance dure en général 30 minutes à 1 heure, prélèvement et centrifugation compris.
- Les protocoles comptent le plus souvent plusieurs séances espacées de quelques semaines.
- Pour les cheveux, les effets s’évaluent après 3 à 6 mois.
- Le PRP ne remplace pas une greffe quand la zone est déjà dégarnie : il agit sur les follicules encore actifs.
Comment fonctionne le PRP ?
Le plasma est la partie liquide du sang ; il représente environ 55 % de son volume. Les plaquettes qu’il contient interviennent normalement dans la cicatrisation : elles libèrent des facteurs de croissance qui attirent les cellules de réparation et stimulent la production de collagène.
Le principe du PRP est d’augmenter la concentration de ces plaquettes, puis de les déposer exactement là où l’on veut relancer ce processus : dans le derme pour la peau, au niveau des follicules pour les cheveux, ou dans une articulation ou un tendon en médecine du sport.
Comment le plasma est-il préparé ?
- Prise de sang : un petit volume est prélevé au pli du coude, comme pour une analyse.
- Centrifugation : le tube tourne à grande vitesse pour séparer les globules rouges du plasma.
- Recueil : la fraction riche en plaquettes est récupérée dans une seringue stérile.
- Injection : le plasma est injecté avec une aiguille fine dans la zone à traiter.
À quoi sert le PRP en médecine esthétique ?
PRP visage : la qualité de la peau
Le PRP visage, parfois appelé « vampire facial », vise à améliorer l’éclat, la texture et la fermeté de la peau. Il est utilisé pour les ridules, un teint terne, les cicatrices d’acné peu profondes ou les cernes liés à une peau fine.
Le PRP ne comble pas une ride creusée et ne remplace pas un lifting : il agit sur la qualité du tissu, en aidant à stimuler la production de collagène. Pour restaurer un volume perdu, on l’associe souvent à l’acide hyaluronique ou à un lipofilling.
PRP cheveux : freiner la chute
Le PRP cheveux est injecté dans le cuir chevelu pour renforcer les follicules encore actifs et améliorer la densité. Il est surtout proposé en cas d’alopécie androgénétique débutante à modérée, chez l’homme comme chez la femme, et parfois en complément d’une greffe de cheveux pour soutenir la repousse.
Il ne fait pas repousser de cheveux là où les follicules ont disparu. Sur une zone lisse, seule une greffe peut redonner de la densité.
Les autres usages : articulations et tendons
En dehors de l’esthétique, le PRP est utilisé en orthopédie et en médecine du sport : arthrose du genou, tendinites, lésions musculaires. L’injection se fait alors dans l’articulation ou le tendon, souvent sous contrôle échographique. Ces indications relèvent d’un rhumatologue, d’un orthopédiste ou d’un médecin du sport.
Le PRP est-il efficace ?
L’efficacité dépend de l’indication, de la préparation du plasma et de la personne traitée. Pour la chute de cheveux androgénétique, plusieurs études montrent une amélioration de la densité, mais les résultats restent variables et ne sont pas garantis. Pour la peau, l’effet est surtout perçu sur l’éclat et la texture.
Plusieurs facteurs peuvent limiter le résultat :
- une indication mal posée, par exemple une zone déjà complètement dégarnie ;
- une chute de cheveux d’une autre origine (carence en fer, trouble thyroïdien, stress, post-partum), à rechercher avant de traiter ;
- un protocole interrompu trop tôt ;
- le tabac, qui ralentit la cicatrisation et la microcirculation.
En cas de chute de cheveux, un bilan sanguin est souvent prescrit avant de commencer : fer et ferritine, fonction thyroïdienne, vitamine D, vitamine B12 et, selon le contexte, bilan hormonal.
Comment se déroule une séance ?
Après un examen de la zone et un questionnaire médical, le praticien réalise la prise de sang, puis la centrifugation pendant que la peau est désinfectée. Une crème anesthésiante peut être appliquée sur le visage ; pour le cuir chevelu, certaines techniques utilisent une anesthésie locale. Le plasma est ensuite injecté en multiples points ou par micro-needling.
La séance dure en général 30 minutes à 1 heure. Il n’y a pas d’hospitalisation : vous repartez le jour même et pouvez en principe conduire.
Combien de séances faut-il ?
Un protocole type comprend une série de séances espacées de quelques semaines, puis des séances d’entretien. Le nombre exact dépend de l’indication et de la réponse au traitement ; votre médecin l’adapte après évaluation.
Est-ce douloureux ?
La plupart des patients décrivent une gêne légère à modérée, comparable à des piqûres répétées. Le cuir chevelu et le contour des yeux sont les zones les plus sensibles.
Avant et après l’injection : les consignes
Avant la séance
- Éviter les anti-inflammatoires (ibuprofène, kétoprofène…) dans les jours qui précèdent, car ils réduisent l’action des plaquettes. Ne jamais arrêter un traitement prescrit, comme l’aspirine ou un anticoagulant, sans l’avis de votre médecin.
- Éviter l’alcool la veille et bien s’hydrater.
- Manger normalement avant la prise de sang.
- Venir sans maquillage pour le visage, cheveux propres pour le cuir chevelu.
Après la séance
- Ne pas se laver les cheveux ou le visage pendant les 24 heures suivantes, puis utiliser un shampoing ou un nettoyant doux.
- Éviter le sport intense, le sauna, le hammam et la piscine pendant 24 à 48 heures.
- Éviter l’exposition au soleil sur le visage et appliquer une protection solaire.
- Continuer à éviter les anti-inflammatoires quelques jours ; en cas de douleur, demandez à votre médecin quel antalgique prendre.
- Pour une injection au genou, du froid appliqué 15 à 20 minutes peut soulager, et la reprise du sport se fait selon l’avis du médecin.
Quels sont les effets secondaires et les contre-indications ?
Les effets secondaires sont en général légers et transitoires : rougeur, gonflement, petits hématomes et sensibilité au point d’injection pendant quelques jours. Le risque d’infection existe, comme pour toute injection ; il est limité par une préparation stérile.
Le PRP est déconseillé ou contre-indiqué notamment dans les situations suivantes :
- un taux de plaquettes bas ou un trouble de la coagulation ;
- un traitement anticoagulant, à discuter au cas par cas ;
- une infection en cours, notamment cutanée sur la zone à traiter ;
- un cancer en cours de traitement ;
- la grossesse et l’allaitement, par précaution.
Qui peut réaliser des injections de PRP ?
Le PRP doit être réalisé par un médecin formé à la technique : médecin esthétique, dermatologue ou chirurgien plasticien pour la peau et les cheveux ; rhumatologue, orthopédiste ou médecin du sport pour les articulations. Le PRP n’est pas interdit en France ; c’est un acte médical, qui doit être pratiqué dans des conditions d’asepsie avec un kit de préparation adapté.
PRP ou autres traitements : comment choisir ?
Pour la chute de cheveux, le PRP s’intègre dans une prise en charge plus large. Le minoxidil (en lotion ou par voie orale sur prescription) et le finastéride (chez l’homme) sont les traitements médicamenteux de référence. Les thérapies au laser de faible intensité et les approches par cellules souches sont d’autres options. Lorsque la zone est dégarnie, la greffe de cheveux reste la seule solution pour recréer de la densité.
Pour le visage, le PRP améliore la qualité de la peau. Pour les volumes et les rides marquées, l’acide hyaluronique ou la toxine botulique sont plus adaptés ; pour un relâchement important, la chirurgie (lifting) est la solution durable.
Faire un PRP en Tunisie
Le PRP peut être réalisé seul ou pendant un séjour pour une autre intervention, par exemple en complément d’une greffe de cheveux ou d’un lifting. La première séance a lieu sur place ; si votre protocole prévoit d’autres séances, discutez avec le médecin de la possibilité de les poursuivre près de chez vous.
Pour savoir si le PRP convient à votre situation, envoyez-nous vos photos et votre question via notre formulaire de devis gratuit : un médecin examine votre demande et vous propose un protocole adapté.
Questions fréquentes sur le PRP
Quand voit-on les résultats du PRP ?
Sur la peau, un premier effet d’éclat apparaît en quelques semaines. Pour les cheveux, il faut compter 3 à 6 mois avant de juger de la densité, le temps d’un cycle de pousse.
Les résultats sont-ils définitifs ?
Non. Le PRP stimule les tissus mais n’arrête pas le vieillissement ni l’évolution d’une alopécie. Des séances d’entretien sont généralement nécessaires pour maintenir l’effet.
Peut-on reprendre le travail après une séance ?
Oui, le plus souvent dès le lendemain, voire le jour même. Après un PRP du visage, des rougeurs et de petits points d’injection peuvent rester visibles 24 à 48 heures.
Pourquoi éviter les anti-inflammatoires autour d’un PRP ?
Les anti-inflammatoires non stéroïdiens freinent l’activation des plaquettes et la libération de leurs facteurs de croissance, ce qui peut diminuer l’efficacité du traitement.
PRP et Plasma Lift, est-ce la même chose ?
Les termes sont parfois employés l’un pour l’autre. Demandez toujours au praticien la technique exacte utilisée, car certains « plasma » désignent des appareils à plasma gazeux qui n’ont rien à voir avec les plaquettes.