Ventre relâche et types de plastie abdominale

Toutes les femmes n’ont pas la chance d’avoir un ventre naturellement plat. Pour celles qui ne présentent qu’un excès graisseux, une lipo-aspiration bien menée sera satisfaisante, mais pour celles qui présentent un ventre abîmé par les grossesses, les variations de poids, l’âge, qui distendent les muscles abdominaux, projettent le ventre vers l’avant et entraînent une perte d’élasticité de la peau, il ne reste que la plastie abdominale ou plutôt les plasties abdominales car elles sont aujourd’hui multiples et s’adaptent au mieux à chaque cas.

Des cas différents :

La plastie abdominale supérieure :

C’est une intervention peu connue mais qui offre de bons résultats dans certains cas précis. Elle s’adresse à des femmes qui présentent un excès de peau et de graisse dans la partie supérieure du ventre, c’est à dire au dessus du nombril.
Cette opération consiste à remettre en tension la partie supérieure du ventre en tirant non pas vers le bas, mais vers le haut tout en enlevant, si besoin est, l’excès graisseux en pratiquant une lipo-aspiration. Les cicatrices sont courtes ( environ 5 cm ) et elles sont dissimulées dans le sillon sous mammaire, mais il convient de pouvoir les accepter.
Le bénéfice de cette opération est bien sûr de supprimer les plis de peau qui vieillissent le ventre et également de remonter légèrement le nombril qui a tendance à s’affaisser avec l’âge.

L’intervention dure 2 heures, soit sous anesthésie générale, soit sous rachianesthésie. Un vêtement de contention est mis en place sur le ventre à l’issue de l’opération, il devra être porté nuit en jour pendant quinze jours et sert à maintenir en place la peau redrapée sur ses nouveaux contours. L’hospitalisation sera au minimum de 24 heures. Des drains seront posés lors de l’intervention et seront ôtés le jour de la sortie. Il faut prévoir quelques jours de repos.

Les risques de cette opération sont ceux de toute plastie abdominale. Parmi les plus importants, on peut citer la phlébite et l’embolie pulmonaire, c’est pourquoi des bas de contention destinés à faciliter le retour veineux seront portés pendant toute la durée de l’intervention. De plus, un traitement anti-coagulant sera administré à la patiente pendant les 15 jours suivants l’intervention.

Les résultats de l’intervention sont immédiats mais les points de suspension qui servent à maintenir la peau vers le haut peuvent rester visibles pendant un mois.
La douleur de l’intervention est estimée à environ 3 sur 10 par les patientes. Le chirurgien prescrira des antalgiques pour la calmer. Le ventre semble dur et insensible les premiers temps et la patiente aura pendant les premiers jours une sensation d’inconfort et des difficultés à se mouvoir, mais tout rentrera rapidement dans l’ordre.
Les cicatrices sont très fines, de rouges les 6 premiers mois, elles deviennent ensuite plus discrètes et s’estompent progressivement.
Le sport pourra être repris vers la cinquième semaine, mais il faudra éviter les premiers temps les sports violents.

La plastie abdominale inférieure :

Elle s’adresse à des femmes dont le problème se situe surtout sous le nombril, et dont le ventre a souffert suite à des grossesses , des prises de poids excessives ou des régimes yo-yo. Elle traite tout particulièrement les rondeurs tenaces et la perte de fermeté du ventre.
Cependant, cette technique a ses limites, elle ne convient pas :

  • Aux déformations de la paroi abdominale ( diastasis des grands droits ) provoqué par un écartement des muscles verticaux suite à une grossesse particulièrement éprouvante pour le ventre.
  • Aux déformations dues à un relâchement d’origine congénitale.
  • Aux ventres présentant « un tablier abdominal », c’est à dire un excès de peau tombant sur le bas ventre et qui ne sauraient êtres pris en charge que par un lifting abdominal classique.

L’intervention commence par une lipo-aspiration du ventre à l’aide de canules qu’on glisse par de petites incisions pratiquées dans la zone pubienne. Seule, la graisse profonde est aspirée, la couche de graisse superficielle étant préservée.
Par ces petites incisions, le chirurgien va ensuite chercher les fibres qui relient les muscles et la peau , puis il les tire vers le bas et les fixe solidement au pubis.
L’intervention dure 1 à 2 heures sous anesthésie générale ou sous rachianesthésie.

Un pansement compressif permet de limiter l’œdème et facilite la rétraction de la peau sur ses nouveaux contours. Il devra être gardé pendant huit jours.
Il faudra également compter 1 à 2 jours d’hospitalisation et, de retour à la maison, prévoir une période de repos de 5 / 6 jours.
Les suites ne sont pas très douloureuses et la douleur sera calmée par des antalgiques prescrits par le chirurgien.
Il faudra attendre plusieurs semaines avant la reprise du sport et proscrire les premiers temps les sports violents.

Les résultats sont visibles au bout d’un mois, une fois que l’œdème résiduel a commencé à s’estomper.
Le ventre a retrouvé un aspect plat et lisse et la peau s’est adaptée et rétractée .
Cependant, cette technique ne résout que les problèmes inférieurs du ventre et on ne peut pas en attendre les mêmes résultats que ceux d’une plastie abdominale complète.

La plastie abdominale complète :

Elle est considérée comme l’intervention la plus lourde et la plus risquée en chirurgie esthétique mais l’amélioration sur la beauté du ventre en est immédiate et remarquable.
Elle s’adresse à des femmes dont le ventre est déformé par les grossesses, les variations de poids trop importantes ou une faiblesse congénitale des muscles abdominaux et pour qui l’exercice physique et un régime alimentaire resteraient insuffisants.
Elle vise à corriger les problèmes suivants :

  • Une peau distendue dans la partie supérieure et inférieure du ventre, provoquant dans les cas les plus extrêmes un tablier abdominal tombant sur le bas ventre.
  • Un excès de graisse au dessus et au dessous du nombril.
  • Des muscles abdominaux relâchés provoquant un « diastasis des grands droits » ( Les deux muscles verticaux du ventre qui se trouvent normalement l’un contre l’autre, se sont écartés )

L’opération se déroule en plusieurs étapes :

L’opération a lieu sous anesthésie générale ou sous rachianesthésie. En cas d’excès de graisse, le chirurgien procède à un dégraissage de tout l’abdomen avec une lipo-aspiration.
Si nécessaire, il remet ensuite en tension les muscles abdominaux en les cousant solidement l’un à l’autre.
Un fuseau de peau s’étendant d’une hanche à l’autre et d’une hauteur allant du pubis au nombril est sectionné, puis le chirurgien tire la peau vers le bas, réalisant une cicatrice au dessus du pubis qui s’élargit en remontant vers les hanches.
L’ancien nombril disparaît et il est remplacé par un nouveau en pratiquant une incision en forme d’accent circonflexe ( de 1,2 cm) dans la peau repositionnée.

Les résultats se voient dès l’opération terminée, le ventre est plat et tonique, les bourrelets de graisse et les plis de peau ont disparu , même si un œdème du ventre, qui durera entre deux et quatre mois, empêche d’admirer le résultat final.
Cependant, la rançon cicatricielle de cette opération est importante ( environ 40 cm ), même si la cicatrice reste très fine ( 1 mm ) et qu’elle suit les contours du slip ou du maillot de bain.
De rouge les premiers mois, elle s’estompe progressivement à partir du sixième mois.
Le port d’une gaine de contention, posée en salle d’opération, est préconisé nuit et jour pendant une période de 15 jours minimum.

L’opération est moyennement douloureuse lorsque le chirurgien n’a travaillé que sur la graisse et la peau, elle l’est plus lorsque les muscles ont été repositionnés et recousus., mais la douleur sera prise en charge à l’hôpital, puis des antalgiques adaptés seront prescrits pour le retour à la maison..
Le patient restera hospitalisé deux ou trois jours en moyenne.
Il faudra prévoir une période de repos d’au moins deux semaines et être accompagné lors de son retour à la maison. De plus, mieux vaut prévoir une aide pendant cette période.
La reprise d’une activité sportive devra attendre 6 semaines et commencer par un sport non violent.

La plastie abdominale est considérée comme l’une des opérations les plus dangereuses en chirurgie esthétique.
Les risques liés à l’anesthésie sont aujourd’hui minimes, suite aux progrès des produits et de la surveillance pendant l’opération. De plus, les examens préopératoire permettent eux aussi de limiter ces risques. Le choix d’un chirurgien qualifié et expérimenté dans ce type d’opération permettra de limiter les risques rattachés au geste chirurgical.

Parmi les risques les plus redoutables, il faut citer la phlébite ( il s’agit d’un caillot de sang qui bouche une des veines des jambes et perturbe la circulation sanguine) et l’embolie pulmonaire ( le caillot de sang remonte et bouche une artère des poumons ) mais ces deux complications restent fort heureusement très rares.
Un traitement anticoagulant et le port de bas de contention pendant l’opération viendront limiter ces risques au maximum.

Quant à l’hématome qui peut survenir dans les heures qui suivent l’intervention, il pourra donner lieu à une nouvelle ( mais très courte ) intervention afin de le faire disparaître.
Les fumeurs et fumeuses prendront la précaution d’arrêter la cigarette afin de ne pas risquer une nécrose ( mort et décomposition des tissus dans une zone très précise ) au niveau de la cicatrice.
Enfin, il peut se former, deux semaines après l’intervention, une poche de liquide lymphatique qui donnera lieu à un drainage au cabinet du chirurgien.