Les prothèses en silicone sont-elles meilleures que celles en sérum physiologique ?

Quelle que soit le type d’implant mammaire, son enveloppe est constituée de silicone. Son contenu cependant peut être différent. Il est possible d’avoir un implant pré-rempli de gel de silicone ou un implant en sérum physiologique. Il est important, avant de décider d’une augmentation mammaire par implants, de savoir qu’aussi bien la forme de l’implant, la position de sa mise en place que le contenu de l’implant, ont un impact sur la qualité du résultat. La question que se poseraient certains dans ce cas est celle de savoir pourquoi choisir un implant en silicone plutôt qu’un implant en sérum physiologique ?

L’implant mammaire en silicone

Au-delà de l’enveloppe, le remplissage de cet implant est fait avec du gel de silicone, extrêmement cohésif pour que même en cas de rupture de l’implant, il ne se déverse pas dans le sein.

Bien qu’interdite en 1996, parce que soupçonnée d’être cancérigène, la levée de l’interdiction de l’implant pré-rempli de gel de silicone, a vu cette prothèse devenir celle la plus sollicitée au fil du temps. Ce qui peut conduire à conclure qu’elle est la meilleure prothèse mammaire.

En effet, une prothèse des seins en gel de silicone offre une sensation aussi bien agréable que naturel au toucher. Qu’il s’agisse d’un implant rond ou anatomique, lisse ou texturé, la palpation est agréable.

L’implant mammaire en sérum physiologique

Ce qui ne signifie pas cependant que la prothèse en silicone soit préférable à la prothèse en sérum physiologique. Car, celle-ci a malgré tout les avantages que l’autre n’a pas.

La prothèse en sérum physiologique est un implant gonflable au cours de l’intervention, et dans lequel on introduit un mélange d’eau et de sodium. Si le palper de la prothèse en silicone est naturel, la prothèse en sérum physiologique garantit une sécurité maximale. Bio-résorbable, le sérum physiologique contenu dans l’implant en cas de rupture ne présente aucune nocivité pour le patient.

En plus, le chirurgien peut contrôler le volume de l’implant gonflable en sérum physiologique et l’adapter aux sollicitations de la patiente, ce qui n’est pas le cas de l’implant en silicone rempli à l’avance.

Par ailleurs, la longueur des incisions cutanées nécessaires à l’introduction des implants pré-remplis de sérum physiologique sont plus courtes qu’avec les prothèses en silicone. La cicatrice de l’implant en sérum physiologique est quasiment invisible dans le téton. Sans oublier que le risque inflammatoire est beaucoup plus faible. Ce qui réduit le risque de formation de coque.

Que choisir alors ?

Tout compte fait, le choix de l’implant ne peut se faire qu’après un accord avec le chirurgien, en tenant compte de l’anatomie de la patiente, de la taille de l’implant sollicité, etc. Certains patients se verront conseiller un lipofilling mammaire plutôt que la mise en place de l’implant.