Mommy Makeover post-grossesse

Pas sûr que Meghan Markle bénéficiera d’un Mommy makeover après son accouchement malgré qu’elle soit américaine et qu’il s’agit d’une pratique venue de ce pays. Mais la raison ne sera pas sans doute l’inquiétude que certains spécialistes manifestent à l’égard d’une intervention qu’on tend à banaliser.

C’est au congrès de médecine et de chirurgie esthétique qui s’est tenu à Paris qu’ils ont tenus à manifester leur inquiétude vis-à-vis des nombreuses interventions que les femmes subissent après l’accouchement.

C’est quoi le Mommy Makeover ?

Proposé par des nombreuses cliniques esthétiques, le forfait post-accouchement comprend plusieurs interventions de chirurgie esthétique réalisées dans le même temps opératoire, le but étant de remodeler son corps pour corriger les séquelles laissées par l’accouchement.

Il s’agit plus spécifiquement des interventions comme le lifting des seins pour corriger une ptose mammaire et qui est parfois associé à une augmentation mammaire par pose d’implants, de l’abdominoplastie pour supprimer la peau excédentaire au niveau du ventre, d’une liposuccion pour supprimer les excédents de graisse, d’un lifting des fesses si on a des fesses tombantes et probalement d’un lipofilling fessier ou d’une augmentation des fesses… des interventions pouvant durer parfois plus de 6h. C’est justement la lourdeur des ces multiples interventions qui inquiètent les professionnels en raison de nombreux facteurs de risques qu’elles entraînent.

Les risques du Mommy Makeover

Si la durée de 6h pour des interventions chirurgicales est considérée comme étant un risque, c’est davantage le tabagisme de certains patients ou alors la surcharge pondérale d’autres qui constituent des facteurs de risques importants comme le notent les professionnels.

Michel Rouif qui siège au secrétariat général de la société de chirurgie esthétique affirme sur les antennes d’Europe 1 que « faire des interventions combinées est fortement déconseillé si on des facteurs de risque, en particulier si son fume, ou si on a une surcharge pondérale importante ».

En plus, ajoute-t-il, « il n’est pas très raisonnable d’envisager une intervention six mois, voire un an après la grossesse ». S’il conseille par ailleurs d’envisager ces interventions une fois que la patiente a décidé de ne plus accoucher, il se manifeste surtout une autre crainte, celle d’un risque de phlébite après plusieurs interventions chirurgicales. La phlébite désigne la formation dans la veine d’un caillot de sang. On l’appelle aussi une thrombose veineuse.

Il existe d’autres complications comme une embolie pulmonaire, une infection, des hématomes, un œdème, et des complications liées à l’anesthésie.