Lifting des fesses (gluteoplastie) : où est la cicatrice ?

La cicatrice d’un lifting des fesses se situe soit en haut, horizontalement au-dessus des fesses, au niveau du bas du dos et de la ceinture, soit en bas, dans le pli sous-fessier, selon que l’on remonte toute la fesse ou que l’on corrige surtout sa partie basse. Dans les deux cas, le chirurgien la dessine pour qu’elle soit cachée autant que possible par une culotte ou un bas de maillot, mais elle reste longue, définitive, et met en général un à deux ans à s’éclaircir.

À retenir

  • Le lifting fessier par voie haute laisse une cicatrice horizontale au-dessus des fesses, parfois prolongée sur les hanches ; elle peut faire le tour de la taille lorsqu’il est intégré à un lifting circulaire du bas du corps.
  • Le lifting par voie basse laisse une cicatrice dans le pli sous-fessier ; elle est discrète debout mais peut glisser vers la cuisse avec le temps.
  • Le tracé se dessine debout, avant l’intervention, idéalement avec le type de culotte ou de maillot que vous portez habituellement.
  • Cette zone est soumise à des tensions à chaque fois que l’on s’assoit ou se penche : petites désunions et cicatrices élargies ne sont pas rares et doivent être connues avant de décider.
  • Une cicatrice reste rouge ou rosée plusieurs mois, puis s’éclaircit ; sa maturation peut prendre jusqu’à deux ans ou plus.
  • Protection solaire, arrêt du tabac, soins validés par le chirurgien et respect des consignes de position améliorent ses chances d’être fine.

Qu’est-ce qu’un lifting des fesses et pourquoi laisse-t-il une cicatrice ?

Le lifting des fesses, ou gluteoplastie de soulèvement, est une intervention qui retire un excès de peau et parfois de graisse pour remonter et retendre des fesses tombantes. Comme il faut enlever de la peau, puis refermer en rapprochant les berges, il laisse forcément une cicatrice dont la longueur dépend de la quantité de peau retirée.

Il ne faut pas le confondre avec le BBL, ou lipofilling fessier, qui ajoute du volume par injection de graisse à travers de petites incisions de quelques millimètres. Le nom anglais « Brazilian butt lift » entretient la confusion : un BBL ne retend pas la peau et ne laisse pas de longue cicatrice. Le lifting, lui, agit sur l’enveloppe cutanée. Les deux gestes peuvent être associés, mais ils répondent à des problèmes différents.

La fesse peut tomber pour plusieurs raisons : une perte de poids importante, en particulier après une chirurgie de l’obésité, des grossesses, le vieillissement naturel de la peau, ou une prédisposition génétique à un relâchement cutané. Lorsque la peau a perdu son élasticité, ni le sport ni l’ajout de volume ne suffisent à la remonter. Seule l’exérèse de l’excédent cutané permet de la retendre, au prix d’une cicatrice.

À qui s’adresse cette intervention

Le lifting fessier concerne surtout des personnes dont le problème principal est un excès de peau, et pas seulement un manque de volume :

  • des patientes et patients ayant perdu beaucoup de poids, chez qui la peau des fesses, des hanches et du bas du dos pend en plis ;
  • des personnes dont la fesse est tombante, avec un pli sous-fessier qui s’allonge et un débord de peau sur le haut des cuisses ;
  • certaines personnes ayant eu un BBL ou des injections, avec un relâchement de la peau après résorption du volume ;
  • des personnes dont le poids est stable depuis plusieurs mois, non fumeuses ou prêtes à arrêter de fumer, et en bon état général.

Chez une personne dont la peau est encore ferme mais qui manque de volume, un lipofilling est souvent plus adapté et laisse des cicatrices minimes. Lorsqu’il n’y a pas assez de graisse à prélever, d’autres stratégies existent ; elles sont détaillées dans l’article sur le BBL chez une femme mince.

Où se trouve la cicatrice d’un lifting fessier par voie haute ?

Dans le lifting par voie haute, la cicatrice est horizontale et se situe au-dessus des fesses, dans la région du bas du dos et du sacrum, souvent prolongée de chaque côté vers les hanches. Elle est placée assez bas pour être recouverte par une culotte ou un bas de maillot à taille classique.

Le principe est de retirer un fuseau de peau et de graisse au-dessus des fesses, puis de remonter la peau des fesses pour la suturer plus haut. La fesse est ainsi tirée vers le haut, ce qui la remonte et efface une partie des plis. Comme la peau est tractée depuis le haut, l’effet porte surtout sur la partie supérieure et médiane de la fesse, et souvent sur les hanches et le haut des cuisses par l’intermédiaire de la traction.

Les variantes du tracé haut

Le dessin exact varie selon l’excès de peau et les habitudes du chirurgien :

  • Un tracé limité au bas du dos, d’une hanche à l’autre, lorsque l’excès de peau concerne surtout les fesses.
  • Un tracé en forme d’ailes, qui remonte légèrement au centre, au-dessus du pli interfessier, et redescend sur les côtés, pour suivre l’échancrure d’une culotte.
  • Un tracé circulaire, qui fait le tour complet de la taille lorsque le lifting fessier fait partie d’un lifting du bas du corps (body lift), associant abdominoplastie, lifting des hanches et lifting des fesses. Cette cicatrice rejoint alors celle de l’abdominoplastie.

La cicatrice circulaire et ses particularités sont décrites dans l’article consacré à la cicatrice d’abdominoplastie circulaire. Les interventions combinées sur l’ensemble du tronc après un grand amaigrissement sont présentées dans l’article sur le total body makeover.

Le lifting haut avec auto-augmentation

Chez certaines personnes, la peau et la graisse situées sous la zone à retirer peuvent être conservées et retournées sous la peau des fesses, comme un lambeau, au lieu d’être jetées. On parle d’auto-augmentation. Ce tissu ajoute du volume dans la partie haute de la fesse, ce qui évite l’aspect aplati qu’un lifting seul peut parfois donner. La cicatrice cutanée reste au même endroit ; ce qui change, c’est ce qui se passe en profondeur. Cette option est surtout envisagée chez les personnes qui ont perdu à la fois de la peau et du volume.

Où se trouve la cicatrice d’un lifting fessier par voie basse ?

Dans le lifting par voie basse, la cicatrice se situe dans le pli sous-fessier, ou juste au-dessus, à la jonction entre la fesse et la cuisse. Elle suit la courbe du pli et, en position debout, elle est en grande partie cachée par la fesse elle-même.

Le chirurgien retire un croissant de peau et de graisse à la partie basse de la fesse ou au haut de la cuisse. Cette intervention corrige surtout le débord de la fesse sur la cuisse, le double pli et l’allongement du pli sous-fessier. Elle ne remonte pas la fesse dans son ensemble : elle redessine le bas de la fesse et la frontière avec la cuisse.

Une variante, décrite sous le nom anglais de thong lift (lifting « string »), s’attache à corriger le relâchement du bas de la fesse par une approche sous-fessière. Dans une série publiée en 2025 portant sur 26 patientes suivies en moyenne quatre ans, les patientes jugeaient la qualité de leur cicatrice et du contour de bonne à excellente, et les complications rapportées étaient mineures, survenant chez 15,4 % d’entre elles et toutes résolues (Shah et al., Aesthetic Surgery Journal Open Forum, 2025). Il s’agit d’une petite série d’un seul centre, qui ne permet pas de généraliser, mais elle donne une idée de ce qui peut être obtenu.

Les limites de la voie basse

  • La cicatrice peut glisser vers le bas avec le temps et devenir visible sur l’arrière de la cuisse, en particulier si le pli n’est pas fixé solidement en profondeur.
  • Ses extrémités sont le point le plus délicat : trop longues vers l’extérieur, elles dépassent du pli et se voient ; trop proches de la région intime vers l’intérieur, elles peuvent tirer.
  • Elle est soumise à une tension chaque fois que la hanche se fléchit, notamment en position assise, ce qui favorise les petites désunions.
  • Elle corrige peu le haut de la fesse et le bas du dos.

Le lifting de la face interne des cuisses, qui laisse lui aussi une cicatrice dans les plis, est un geste différent ; ses cicatrices sont abordées dans l’article sur la façon de minimiser les cicatrices d’un lifting des cuisses.

Voie haute ou voie basse : comment le chirurgien choisit-il ?

Le choix dépend surtout de l’endroit où se trouve l’excès de peau, de la quantité à retirer et de la forme recherchée. Le chirurgien examine debout, de dos et de profil, pince la peau à différents niveaux et observe comment la fesse se modifie quand il la remonte manuellement.

Critère Lifting par voie haute Lifting par voie basse (sous-fessier)
Position de la cicatrice Au-dessus des fesses, bas du dos, parfois prolongée sur les hanches ou circulaire Dans le pli sous-fessier ou juste au-dessus
Problème corrigé surtout Fesse tombante dans son ensemble, plis du bas du dos et des hanches Débord du bas de la fesse sur la cuisse, pli sous-fessier allongé, double pli
Profil fréquent Grand amaigrissement, relâchement global Relâchement localisé à la partie basse
Longueur de cicatrice En général longue, d’une hanche à l’autre Limitée à la longueur du pli
Visibilité en maillot Cachée par un bas à taille classique ou haute ; visible avec un modèle très échancré ou taille basse Cachée debout par la fesse ; peut apparaître avec un modèle très échancré ou un string
Point de vigilance Aspect parfois aplati du haut de la fesse si l’on ne conserve pas de volume Migration de la cicatrice vers la cuisse, tension en position assise

Ce tableau est une simplification. Certaines situations justifient d’associer les deux approches, ou d’ajouter un lipofilling pour redonner du volume. D’autres patients bénéficient d’un geste plus large sur le dos, lorsque les plis remontent jusqu’au soutien-gorge ; cette chirurgie est présentée dans l’article sur la dorsoplastie pour les plis du dos.

La cicatrice d’un lifting des fesses se voit-elle en maillot de bain ?

Elle est conçue pour être cachée par un maillot à coupe classique, mais sa visibilité dépend de la coupe de votre maillot, de votre morphologie, de la quantité de peau retirée et de l’évolution de la cicatrice. Avec un modèle très échancré, taille basse ou de type string, une partie peut rester visible.

C’est la raison pour laquelle le tracé se dessine debout, avant l’intervention, et pourquoi beaucoup de chirurgiens demandent de venir avec la culotte ou le maillot que l’on porte le plus souvent. Le dessin suit alors les bords du vêtement, avec une marge de sécurité, car la peau peut se déplacer de quelques centimètres une fois tendue et cicatrisée.

Visibilité selon la coupe du maillot

Les indications ci-dessous sont générales ; seul le dessin fait avec le chirurgien permet de savoir ce qui sera caché dans votre cas.

Type de bas de maillot ou de culotte Cicatrice haute Cicatrice sous-fessière
Taille haute, coupe couvrante En général cachée En général cachée
Coupe classique Le plus souvent cachée si le tracé a été adapté Souvent cachée debout, parfois visible en mouvement
Taille basse Risque de voir la partie centrale ou les extrémités Souvent cachée
Coupe échancrée sur les hanches Les extrémités latérales peuvent dépasser Les extrémités peuvent se voir
String ou tanga Partie centrale possiblement visible Pli souvent visible en partie

Debout, assise, en mouvement

Une cicatrice sous-fessière peut être invisible lorsque vous êtes debout, immobile, et apparaître lorsque vous marchez, montez un escalier ou vous penchez, parce que la fesse se soulève et découvre le pli. Une cicatrice haute est, à l’inverse, plus stable, mais elle peut se voir lorsque le vêtement glisse en position assise ou penchée. Il est utile d’imaginer ces situations concrètes lors de la consultation : plage, piscine, sport, intimité.

Comment évolue la cicatrice d’un lifting fessier au fil des mois ?

Comme toute cicatrice, celle d’un lifting des fesses passe par plusieurs étapes : fine et rosée au début, elle devient souvent plus rouge, plus épaisse et parfois plus ferme pendant les premiers mois, puis s’assouplit et s’éclaircit progressivement. Le NHS rappelle qu’une cicatrice ne disparaît pas mais que la plupart s’estompent avec le temps, ce qui peut prendre jusqu’à deux ans ou plus (NHS, Scars).

Ce calendrier explique pourquoi il ne faut pas juger une cicatrice de lifting à trois mois. C’est souvent à ce moment qu’elle paraît la plus visible, et c’est aussi le moment où beaucoup de patients s’inquiètent.

Calendrier indicatif

Les durées sont des fourchettes générales qui varient selon la peau, la tension sur la suture, l’âge, le tabac et les soins.

Période Aspect habituel Ce qui compte
Premières semaines Cicatrice fermée, fine, parfois recouverte de pansements ou de fils ; zone gonflée, sensibilité modifiée Hygiène, pansements, consignes de position, surveillance des signes d’infection ou d’ouverture
Mois 1 à 3 Cicatrice rosée à rouge, parfois un peu épaisse ou indurée ; démangeaisons possibles Protection solaire, soins validés (silicone après fermeture complète), patience
Mois 3 à 6 Rougeur encore présente, parfois maximale ; début d’assouplissement Surveiller une cicatrice qui s’épaissit ou déborde, signaler à l’équipe
Mois 6 à 12 Éclaircissement progressif, cicatrice plus plate et plus souple Poursuite de la protection solaire
Au-delà de 12 mois, jusqu’à 2 ans ou plus Cicatrice mature, pâle ou légèrement différente de la peau Évaluation définitive ; discussion d’une reprise si besoin

Une cicatrice qui s’élargit

Dans cette région, les cicatrices ont tendance à s’élargir davantage que sur le visage ou les bras, parce que la peau est épaisse et que la suture est soumise à des tractions répétées. Une cicatrice élargie reste plate et souple, mais forme une bande plus large et plus claire. Dans une série de 114 patientes opérées d’un lifting fessier associé à des implants sous-fasciaux, les auteurs rapportaient des cicatrices larges chez 41,2 % des patientes, des petites désunions chez 19,3 % et une satisfaction moyenne pourtant élevée (de la Peña-Salcedo et al., Aesthetic Plastic Surgery, 2013). Ces chiffres concernent une technique particulière et un seul chirurgien, mais ils montrent que la cicatrice parfaite n’est pas la règle.

Cicatrice hypertrophique et chéloïde

Une cicatrice hypertrophique est épaisse, rouge et en relief, mais elle reste dans les limites de l’incision et a tendance à s’améliorer avec le temps. Une chéloïde, elle, déborde les limites de la cicatrice et ne s’atténue généralement pas sans traitement, comme le précise également le NHS. Les antécédents de cicatrices épaisses ou de chéloïdes, ailleurs sur le corps, doivent être signalés au chirurgien avant l’intervention : ils influencent la décision et les soins à prévoir. Les peaux mates à foncées présentent une tendance plus marquée à ces cicatrices épaisses et aux changements de couleur, ce qui mérite une discussion spécifique.

Quels sont les risques propres à la cicatrice d’un lifting fessier ?

Les principaux risques liés à la cicatrice sont la désunion, l’élargissement, l’infection, la migration et l’asymétrie. Ils s’expliquent par la localisation : une zone en mouvement permanent, soumise à la pression en position assise, proche du pli interfessier et de la région intime, ce qui complique l’hygiène.

La désunion

Une désunion est une ouverture partielle de la cicatrice, souvent sur quelques millimètres ou quelques centimètres, en général entre la deuxième et la troisième semaine. Elle survient plus souvent aux points de tension maximale : au centre d’une cicatrice haute, au-dessus du pli interfessier, ou aux extrémités d’une cicatrice sous-fessière. La plupart des petites désunions cicatrisent avec des soins locaux, au prix d’un délai plus long et d’une cicatrice parfois plus large. La conduite à tenir est détaillée dans l’article sur la désunion d’une cicatrice après chirurgie.

L’infection

La proximité du pli interfessier rend l’hygiène plus délicate. Une rougeur qui s’étend, une chaleur, une douleur qui augmente, un écoulement trouble ou malodorant, de la fièvre doivent faire contacter l’équipe sans délai.

Le sérome et l’hématome

Après le décollement de la peau, du liquide peut s’accumuler sous la cicatrice et former un sérome, ou du sang former un hématome. Ils exercent une pression sur la suture et favorisent sa désunion. Un gonflement qui ondule sous les doigts, ou qui augmente rapidement en devenant tendu et douloureux, doit être signalé.

La migration et l’asymétrie

Avec le temps, le poids des tissus peut faire descendre une cicatrice, surtout en position sous-fessière. Les deux côtés peuvent aussi cicatriser différemment, laissant une cicatrice un peu plus haute ou plus large d’un côté. L’asymétrie de volume après un lipofilling associé relève d’un autre mécanisme, détaillé dans l’article sur l’asymétrie des fesses après un BBL.

Les troubles de la sensibilité

Une zone engourdie ou au contraire hypersensible autour et en dessous de la cicatrice est fréquente au début. La sensibilité revient le plus souvent progressivement en plusieurs mois, parfois de façon incomplète.

Le risque de phlébite

Ce n’est pas un risque de cicatrice, mais il concerne toute chirurgie du bas du corps, en particulier lorsqu’elle est longue ou combinée. Un mollet gonflé, chaud et douloureux, un essoufflement ou une douleur thoracique imposent d’appeler les secours. Les mesures de prévention et les signes à connaître sont expliqués dans l’article sur la phlébite après une chirurgie. Les complications générales du lifting du bas du corps sont détaillées dans celui sur les complications d’un body lift.

Comment la cicatrice est-elle refermée pendant l’intervention ?

La fermeture se fait en général en plusieurs plans superposés, pour que ce ne soit pas la peau qui supporte la tension. Cette étape, invisible pour le patient, influence directement la largeur et la stabilité de la future cicatrice.

Dans un lifting fessier, la peau est remontée ou rapprochée avec une certaine traction, puisque c’est précisément cette traction qui retend la fesse. Si toute la force reposait sur les points de la peau, la cicatrice s’élargirait rapidement. Les chirurgiens fixent donc d’abord les couches profondes : le fascia superficiel, une membrane fibreuse située dans la graisse sous la peau, est suturé solidement, parfois ancré sur des structures plus profondes. Ce plan supporte l’essentiel de la tension.

Viennent ensuite les sutures du derme, la couche profonde de la peau, qui rapprochent précisément les berges, puis une fermeture de surface, souvent par un surjet intradermique avec un fil résorbable, qui ne laisse pas de marques de points de part et d’autre de la cicatrice. Selon les habitudes de l’équipe, la cicatrice peut être recouverte de bandes adhésives, d’une colle chirurgicale ou d’un pansement.

Le cas particulier de la cicatrice sous-fessière

Pour limiter la descente de la cicatrice vers la cuisse, le chirurgien peut fixer le nouveau pli sous-fessier en profondeur. Cette fixation recrée un sillon net et stabilise la cicatrice dans le pli. Elle explique aussi pourquoi la zone peut être un peu tendue ou sensible pendant les premières semaines, notamment lorsque l’on s’assoit.

Drains et pansements

Certains chirurgiens placent un ou deux drains pour évacuer le liquide et le sang qui s’accumulent sous la peau décollée ; d’autres utilisent des points de capitonnage qui réduisent l’espace où ce liquide pourrait se collecter. Les drains sont retirés après quelques jours, selon le volume recueilli. Les pansements sont refaits selon un calendrier fixé par l’équipe ; il est important de ne pas les retirer ou les mouiller avant l’autorisation. Les fils résorbables disparaissent seuls ; si des points non résorbables ont été posés, leur retrait est programmé, ce qui doit être anticipé si vous rentrez chez vous rapidement.

Malgré ces précautions, la tension liée aux mouvements quotidiens reste importante dans cette région. Une fermeture soignée réduit les risques, elle ne garantit pas une cicatrice fine.

Comment protéger la cicatrice pendant la convalescence ?

La meilleure protection consiste à limiter la tension sur la suture pendant les premières semaines, à garder la zone propre et sèche, et à suivre précisément les consignes de position du chirurgien. Les gestes du quotidien, comme s’asseoir, se pencher ou monter dans une voiture, sollicitent directement cette cicatrice.

Position assise et flexion de la hanche

Chaque fois que vous vous asseyez ou vous penchez en avant, la peau des fesses et du bas du dos s’étire. Après un lifting haut, cette flexion tire sur la suture du bas du dos ; après un lifting bas, elle ouvre le pli sous-fessier. Beaucoup de chirurgiens demandent de limiter la position assise prolongée et la flexion importante des hanches pendant les premières semaines, avec des durées qui varient selon la technique. Ces consignes ne sont pas les mêmes que celles du BBL, où l’objectif est de protéger la graisse greffée ; celles du BBL sont détaillées dans l’article qui explique pourquoi ne pas s’asseoir après un BBL. Lorsque les deux interventions sont associées, ce sont les consignes les plus prudentes qui s’appliquent.

Les gestes utiles

  • Se lever en roulant sur le côté plutôt qu’en se redressant d’un coup.
  • Éviter de porter des charges lourdes et de se pencher pour ramasser un objet au sol ; s’accroupir en gardant le dos droit si le chirurgien l’autorise.
  • Porter le vêtement de compression prescrit, sans qu’il frotte directement sur la cicatrice ni forme de bourrelet.
  • Garder la zone propre et sèche, en particulier après être allé aux toilettes pour une cicatrice proche du pli interfessier.
  • Choisir des sous-vêtements en coton, dont la bordure ne passe pas exactement sur la cicatrice.
  • Marcher régulièrement, à petit rythme, pour la circulation.
  • Ne pas fumer : le tabac réduit l’oxygénation de la peau et augmente le risque de désunion et de nécrose.

Quand commencer les soins de cicatrice

Les soins destinés à améliorer l’aspect de la cicatrice ne commencent qu’une fois la plaie complètement fermée, sans croûte ni écoulement, et après accord du chirurgien. Les gels ou pansements en silicone figurent parmi les traitements que le NHS cite pour améliorer l’aspect des cicatrices. Les massages doux de la cicatrice, lorsqu’ils sont autorisés, peuvent aider à l’assouplir. La protection solaire stricte pendant au moins la première année évite qu’elle ne fonce. D’autres conseils généraux figurent dans l’article sur la façon de réduire les cicatrices après une chirurgie esthétique.

Check-list des signes à signaler

  • Une partie de la cicatrice qui s’ouvre, même légèrement.
  • Un écoulement qui augmente, devient trouble, jaunâtre ou malodorant.
  • Une rougeur qui s’étend autour de la cicatrice, une peau chaude.
  • Une douleur qui augmente après les premiers jours au lieu de diminuer.
  • De la fièvre ou des frissons.
  • Une zone de peau qui devient noirâtre, grise ou très pâle.
  • Un gonflement qui ondule ou augmente rapidement.
  • Un mollet douloureux et gonflé, un essoufflement : appeler immédiatement les secours.

Peut-on associer un lifting des fesses à un BBL ou à d’autres interventions ?

Oui, le lifting est souvent associé à un lipofilling pour redonner du volume à une fesse qui a été retendue, ou à d’autres gestes du bas du corps. Ces associations modifient le dessin de la cicatrice, la durée de l’intervention et la convalescence, et doivent être discutées en fonction de votre état de santé.

Lifting et lipofilling

Retendre une peau relâchée sans ajouter de volume peut donner une fesse plus haute mais plus plate. Le lipofilling permet de compléter la forme. L’injection de graisse se fait par de petites incisions et suit les principes de sécurité du BBL, notamment l’injection dans le plan sous-cutané ; certaines équipes la contrôlent par échographie, comme le décrit l’article sur le BBL guidé par échographie en Tunisie. Lorsque la graisse greffée et la peau retendue évoluent ensemble, le résultat de forme se juge sur plusieurs mois, selon le calendrier décrit dans l’article sur le délai des résultats d’un BBL fessier.

Lifting et autres gestes

Après un grand amaigrissement, le lifting des fesses s’intègre souvent dans un projet plus large : abdominoplastie, lifting des cuisses, des bras ou des seins. Ces interventions sont parfois réalisées en plusieurs temps pour limiter la durée opératoire et les risques. Chez les femmes ayant eu des grossesses, l’association de plusieurs gestes correspond à ce qu’on appelle un mommy makeover ; l’article sur la récupération après un mommy makeover détaille la convalescence de ces programmes combinés.

Plus les gestes sont nombreux, plus la convalescence est longue et plus les cicatrices sont étendues. Le chirurgien peut proposer d’échelonner les interventions, ce qui est souvent plus sûr. Pour les personnes qui souhaitent aussi modifier le galbe des jambes, l’article sur les implants de mollets et leur convalescence présente une intervention indépendante.

Que peut-on faire si la cicatrice reste visible ou épaisse ?

Lorsque la cicatrice est mature, en général après un an au moins, plusieurs solutions existent pour l’améliorer, mais aucune ne la fait disparaître. Le choix dépend de son aspect : élargie, épaisse, chéloïde, mal placée ou de couleur différente.

Aspect de la cicatrice Options possibles À savoir
Rouge, encore active Patience, silicone, protection solaire ; certains lasers vasculaires selon l’avis médical La rougeur diminue souvent avec le temps
Épaisse et en relief (hypertrophique) Silicone, compression, injections de corticoïdes réalisées par un médecin Tendance à s’améliorer avec le temps
Chéloïde Traitement spécialisé, souvent combiné Risque de récidive ; une simple reprise chirurgicale isolée peut l’aggraver
Élargie mais plate Reprise chirurgicale de la cicatrice, si les conditions le permettent La nouvelle cicatrice subira les mêmes tensions
Descendue ou mal placée Reprise avec repositionnement, parfois retrait d’un peu de peau À discuter après maturation complète
Plus claire ou plus foncée que la peau Protection solaire, certains traitements dermatologiques Résultat variable selon le type de peau

Une reprise chirurgicale de cicatrice reste une intervention, avec anesthésie, convalescence et risque de cicatrice à nouveau imparfaite. Elle se discute sur une cicatrice mature, en général au-delà d’un an, et lorsque la gêne le justifie.

Comment se préparer pour obtenir la cicatrice la plus discrète possible ?

La qualité de la cicatrice se prépare avant l’intervention : un poids stable, l’arrêt du tabac, un bon état nutritionnel et une discussion précise du tracé avec le chirurgien comptent autant que les soins après l’opération.

Les conditions favorables

  • Un poids stable depuis plusieurs mois : une perte de poids ultérieure peut relâcher à nouveau la peau, une prise de poids augmenter la tension.
  • L’arrêt du tabac, sous toutes ses formes, selon le délai indiqué par l’équipe, avant et après l’intervention.
  • Un bon état nutritionnel, en particulier après une chirurgie de l’obésité : des carences en protéines, en fer ou en vitamines peuvent ralentir la cicatrisation et doivent être recherchées par votre médecin.
  • Un diabète équilibré, le cas échéant, en lien avec votre médecin traitant.
  • Une peau saine dans la zone opérée, sans infection cutanée, mycose ou irritation du pli.

Les questions à poser en consultation

  • Quelle voie, haute ou basse, me conseillez-vous, et pourquoi ?
  • Où commencera et où finira la cicatrice, et quelle sera sa longueur approximative ?
  • Pouvez-vous dessiner le tracé avec mon maillot habituel ?
  • Que deviendra la forme de mes fesses si l’on retire seulement de la peau ? Faut-il ajouter du volume ?
  • Quelles consignes de position assise et de flexion devrai-je suivre, et pendant combien de temps ?
  • Comment se déroule le suivi de la cicatrice après mon retour chez moi ?
  • Que se passe-t-il si une partie de la cicatrice s’ouvre ?
  • Quand pourra-t-on juger la cicatrice et envisager une reprise si nécessaire ?

Des exemples de résultats peuvent aider à se faire une idée ; l’article sur le lifting fessier avant et après en présente, en gardant à l’esprit qu’aucun résultat ne peut être transposé tel quel à votre morphologie. Concernant le coût, le prix est communiqué sur devis ; l’article sur le prix du lifting fessier en Tunisie explique les éléments qui le composent.

Exemples fictifs : trois profils, trois cicatrices

Les profils suivants sont des exemples fictifs destinés à illustrer le raisonnement. Ils ne décrivent aucun patient réel et ne remplacent pas un examen.

Exemple fictif 1 : après une sleeve gastrectomie

Une patiente de 45 ans a perdu une quarantaine de kilos en deux ans après une sleeve. Son poids est stable depuis un an. La peau de ses fesses, de ses hanches et du bas de son dos forme des plis, et son ventre présente aussi un tablier. Le chirurgien lui propose un lifting du bas du corps, avec une cicatrice circulaire passant au-dessus des fesses et rejoignant celle de l’abdominoplastie. Le tracé est dessiné avec sa culotte habituelle. Il lui explique que la cicatrice sera longue, qu’un risque de petite désunion existe au niveau du bas du dos et que la cicatrice mettra plus d’un an à s’éclaircir. Il lui conseille de faire vérifier ses bilans nutritionnels par son médecin avant l’intervention.

Exemple fictif 2 : un double pli sous la fesse

Une patiente de 52 ans se plaint d’un débord de peau sous ses fesses, qui forme un double pli sur le haut des cuisses. Le haut de ses fesses et son dos sont satisfaisants. Le chirurgien lui propose un lifting par voie basse, avec une cicatrice dans le pli sous-fessier, en limitant la longueur vers l’extérieur pour que les extrémités restent cachées. Il la prévient que la cicatrice peut descendre un peu avec le temps et que la position assise devra être limitée au début. Elle porte surtout des maillots à coupe classique, ce qui convient au tracé prévu.

Exemple fictif 3 : une demande de volume plutôt que de lifting

Une patiente de 30 ans trouve ses fesses plates et un peu tombantes, sans plis ni excès de peau important. Elle pensait demander un lifting. Le chirurgien lui explique qu’un lifting laisserait une longue cicatrice pour un bénéfice limité, et qu’un lipofilling pourrait mieux répondre à sa demande en ajoutant du volume. Il évoque le lifting seulement comme option si la peau se relâchait davantage à l’avenir.

Le lifting des fesses en Tunisie : ce qu’il faut prévoir pour le suivi de la cicatrice

Lorsqu’on se fait opérer loin de chez soi, la cicatrice continue d’évoluer pendant des mois après le retour. Il faut donc organiser à l’avance son suivi : photos, contacts, relais médical local.

  • Prévoyez une durée de séjour suffisante pour que l’équipe contrôle la cicatrice avant votre départ, selon ses recommandations.
  • Demandez le compte rendu opératoire et les consignes écrites de soins de cicatrice.
  • Prévoyez le trajet de retour en tenant compte des consignes de position assise ; un long trajet assis sollicite la cicatrice et augmente le risque de phlébite.
  • Identifiez un médecin ou une infirmière chez vous qui pourra examiner la cicatrice et faire les soins si une petite désunion survient.
  • Envoyez à l’équipe des photos de la cicatrice à intervalles réguliers, dans la même lumière.

Le guide du BBL en Tunisie présente l’ensemble des interventions de la silhouette fessière et leur organisation pratique.

Pour savoir quelle voie conviendrait à votre morphologie et où se situerait votre cicatrice, vous pouvez envoyer vos photos et vos questions via la demande de devis : l’équipe médicale étudie votre dossier et vous répond avec un avis et un prix sur devis.

Questions fréquentes

La cicatrice d’un lifting des fesses est-elle définitive ?

Oui. Toute incision qui traverse la peau laisse une cicatrice permanente. Avec le temps, elle s’éclaircit, s’aplatit et devient plus souple, ce qui la rend en général plus discrète, mais elle ne disparaît jamais complètement. Son aspect final dépend de la tension, de la qualité de la peau, de la génétique, du tabac et des soins, et il ne se juge qu’après un à deux ans.

Peut-on faire un lifting des fesses sans cicatrice ?

Non, retirer de la peau nécessite une incision. Les techniques présentées comme « sans cicatrice » sont en réalité des injections de volume, comme le lipofilling, ou des traitements de surface qui ne retirent pas la peau en excès. Elles peuvent convenir à une peau encore ferme, mais elles ne remplacent pas un lifting lorsque la peau pend franchement.

Combien de temps faut-il attendre avant d’exposer la cicatrice au soleil ?

Une cicatrice récente fonce facilement au soleil, et cette pigmentation peut persister. La plupart des équipes conseillent de la protéger strictement pendant au moins un an, par des vêtements couvrants ou une crème solaire à haute protection une fois la plaie fermée. Une cicatrice encore rose ou rouge est un signe qu’elle reste sensible à la lumière.

Pourquoi ma cicatrice est-elle plus rouge à trois mois qu’à un mois ?

C’est fréquent. Pendant les premiers mois, la cicatrice fabrique du collagène et de nouveaux petits vaisseaux, ce qui la rend plus rouge, parfois plus épaisse et plus ferme. Elle se remodèle ensuite lentement et s’éclaircit. Une cicatrice qui s’épaissit fortement, démange beaucoup ou déborde de ses limites doit toutefois être montrée à l’équipe.

La cicatrice gêne-t-elle pour s’asseoir à long terme ?

En général non, une fois la cicatrisation terminée. Pendant les premières semaines, la position assise tire sur la suture et peut être inconfortable. Une cicatrice sous-fessière peut rester sensible quelque temps au contact d’une chaise dure. Une gêne durable, une douleur localisée ou une cicatrice adhérente qui tire doivent être signalées au chirurgien.

Peut-on porter un string après un lifting des fesses ?

À distance de l’intervention, une fois la cicatrice fermée et solide, il n’y a généralement pas de contre-indication. Le string expose toutefois davantage une cicatrice haute centrale ou les extrémités d’une cicatrice sous-fessière. Pendant la cicatrisation, des sous-vêtements couvrants, en coton, dont la bordure ne frotte pas sur la cicatrice, sont préférables.

Une grossesse après un lifting des fesses abîme-t-elle la cicatrice ?

Une grossesse s’accompagne d’une prise de poids et de modifications de la peau qui peuvent relâcher à nouveau les tissus et parfois élargir une cicatrice. Il est généralement conseillé d’attendre d’avoir terminé ses projets de grossesse avant un lifting. Si une grossesse survient après, le résultat peut être modifié et une évaluation sera utile ensuite.

Le lifting des fesses laisse-t-il des cicatrices sur les hanches ?

Cela dépend de la quantité de peau à retirer. Dans un lifting par voie haute, la cicatrice se prolonge souvent sur les hanches pour éviter la formation de plis aux extrémités. Dans un lifting du bas du corps, elle fait le tour complet de la taille. Un lifting sous-fessier, lui, reste en principe dans le pli de la fesse.

Que faire si les points lâchent après le retour à la maison ?

Une petite ouverture de la cicatrice doit être signalée rapidement à l’équipe, photos à l’appui, et examinée par un médecin ou une infirmière sur place. Il ne faut ni la refermer soi-même ni appliquer de produit non prescrit. La plupart des petites désunions cicatrisent avec des soins locaux réguliers, même si la cicatrice obtenue est parfois plus large.