PMA fiv Tunisie

FIV Tunisie : 10.000 interventions réalisées par an

1% des naissances en Tunisie sont des enfants issu d’une fécondation in vitro (bébés éprouvette)

A l’issu d’une interview réalisée avec le directeur du centre AMP à l’hôpital Aziza Othmana à Tunis, Fethi Zhioua, ce dernier a annoncé que la croissance de l’AMP en Tunisie est dû essentiellement à une couverture médicale convenable à cette activité (Ph.NEA).

En effet, le directeur a avancé que la médecine de la reproduction est bien encadrée par la loi tunisienne, assurant une bonne protection des droits des patientes ainsi que des praticiens. Et ce, sans franchir les limites éthiques, comme étant un pays musulman, à propos du don d’ovocytes, du sperme ou d’embryons, de la mère porteuse ainsi que du clonage.

Il a expliqué ainsi que la Tunisie se trouve très bien outillée avec les12 centres de l’AMP existants depuis 1987 et qui sont de haute performance, dont 2 sont publics. Elle réalise, ainsi, 10.000 FIV annuellement, soit trois fois plus que le Maroc qui n’effectue que 3.000 cycles de FIV pour une population plus importante que la nôtre, tout en soulignant que ce retard peut être dû en partie au manque de couverture médicale convenable de l’AMP.

bebe-eprouvette-tunisie

Le système de prise en charge en Tunisie, selon Fathi zhioua, assure cette intervention depuis 25 ans pour 4 tentatives au maximum au profit de toute femme ne dépassant pas ses 42 ans. Il rajoute que les coûts en Tunisie sont beaucoup moins chers qu’au Maroc. Du fait, qu’une ICSI nécessite un coût global aux alentours de 2000 euros tout compris, alors que le tarif marocain dépasse 4.000 euros.

Il a recommandé, concernant le projet de loi marocain, d’éviter le chemin des français,qui ont dû modifier leur loi. Et donc selon lui, pas d’obligation de délai fixe pour le bénéfice d’une FIV avec une autorisation pour la recherche sur les embryons qui seront détruits puisque le couple a déjà fondé son projet parental est fortement recommandée.

*Dr. Fethi Zhioua : directeur du centre AMP à l’hôpital Aziza Othmana à Tunis