La chirurgie esthétique, un reflet de société
par Marie-Philippe Châtillon - Amabilia.com -

«En améliorant l'apparence, la chirurgie esthétique améliore aussi l'amour de soi. Votre apparence affecte la façon dont les autres vous jugent; elle joue un rôle aussi important que votre personnalité

quand vous rencontrez une personne pour la première fois.» 
L'Institut Canadien de Chirurgie Esthétique lance d'emblée sa mission, ralliant la population derrière une préoccupation universelle: l'apparence. Otoplastie (correction des oreilles), augmentation mammaire, lifting du ventre, liposuccion et remodelage… Il n'y a qu'à demander et vous recevrez. Il est clair que de plus en plus d'hommes et de femmes réalisent un souhait en faisant appel à la chirurgie esthétique pour résoudre un problème ou même satisfaire un caprice. Tous ne s'entendent pas pour dire que cette pratique est utilisée raisonnablement. Lorsqu'il s'agit de chirurgie plastique ou réparatrice, aucun problème ne se pose. Mais dans une société où l'image corporelle prime d'une façon inquiétante, plusieurs questions se posent: La pratique de la chirurgie esthétique est-elle infinie et doit-elle l'être? Scientifiquement, il n'y a peut-être pas d'obstacles, de limite, mais l'éthique doit-elle en imposer une, ralentir le phénomène? 

Alors qu'il n'y a pas si longtemps, avoir recours à la chirurgie esthétique était un luxe réservé aux stars et aux millionnaires, il suffit maintenant de jeter un coup d'śil aux médias et aux téléréalités pour comprendre qu'aujourd'hui, c'est chose courante. Aux États-Unis, selon l'American Society for Aesthetic Plastic Surgery, 220 000 personnes de moins de 18 ans auraient eu recours à la chirurgie esthétique en 2003, une augmentation de 75 000 cas depuis 2000. Transformation extrême , Métamorphose et Miss Swan ne sont que quelques exemples télévisuels projetant l'image d'une soit disant réussite féminine, l'atteinte de la perfection physique. Le National Eating Disorder Information Centre affirme que 80 à 90 % des femmes sont insatisfaites de leur image, une donnée alarmante qui confirme ce que le Réseau Québécois d'Action pour la Santé des Femmes (RQASF) dénonce depuis plusieurs années:«Comment ne pas crouler sous le flot continu d'images et de modèles de beauté plastique identiques et uniformes que nous impose toute l'industrie de la beauté féminine? Tout concourt à modeler les femmes selon le même moule, celui de la minceur filiforme.   Minceur filiforme mais aussi jeunesse éternelle.  La chirurgie plastique comporte plusieurs volets: chirurgie maxillo-faciale (bouche et mâchoire), microchirurgie, anomalies congénitales, et, entre autres, chirurgie esthétique.  La chirurgie plastique connaît un essor important lors de la première guerre mondiale.








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